Pourquoi mentent-ils sur nos salaires ?

Publié le par patdinina972

Pendant que certains s'agitent autour de l'élection des menbres de l'Ordre fraîchement créé, nos revendications principales ne sont toujours pas entendues. En particuliers nos salaires qui sont proches du SMIC ( salaire minimun de croissance ).


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A part des anti-fonctionnaires, et Mr Pujadas accompagné de sa rédaction, personne ne peut dire que notre traitement indiciaire est fonction de notre qualification. Pour preuve, aujourd'hui le salaire minimun est de 1280.07 euros mensuel brut, alors qu'un infirmier dans la fonction publique hospitalière débute à 1395.24 euros brute sans les primes. C'est à partir de ce traitement de base que l'on calcul les retraites des fonctionnaires.
Au moment ou il est dit des aberrations sur le salaire des fonctionnaires en général (
http://www.liberte-cherie.com/a1950-Salaire_des_fonctionnaires_un_debat_d_un_autre_age.html ou référence au JT de France 2 du 18 février), il paraît important de porter des correctifs sur notre feuille de paie.

Nos salaires sont calculés comme suit : Point d'indice multiplié par indice d'échelon majoré. Selon le tableau ci-dessous, un infirmier débutant toucherait 1395.24 brut. En fin de carrière, son salaire s'élévera à 2179.93 brut.

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Il convient de préciser que les infirmiers lors de leur nomination accèdent directement l'echelon 2 (une bonification d'ancienneté). Enfin à partir de l'echelon 5, tout en comptant au moins 10 ans de services effectifs, peuvent accéder à la classe supérieure selon la grille indiciaire ci-dessous les infirmiers remplissant ces deux conditions (mais il y a un quotas d'admis dans chaque établissement) :


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A notre traitement de base s'ajoute des émoluments (prime ou indemnité) qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite.

- Indemnité de sujétion spéciale mensuelle appelée "13 heures" qui est égale à 13/1900ème du traitement brut annuel + indemnité de résidence annuel du personnel hospitalier.

- Prime spécifique dite "prime veil" qui a été revalorisée l'année dernièere (Arrêté du 7 mars 2007) dont le taux est de 90 euros par mois.

- Prime spéciale de début de carrière accordée aux infirmiers nommés à l'échelon 1 ou 2. Ceci a été apparenté à une prime comblant les bas salaires. celle-ci s'élève à 35.62 euros.

- Indemnité forfaitaire de risque pour les agents en permanence dans les unités pour les malades difficiles selon l'article 1er du décret du 2 janvier 1991, pour un montant de 234.89 euros par mois. Il en est de même pour les agents travaillant en permanence dans les autres structures visées par l'article 1er du même décret, mais ici l'indemnité se porte à 97.69 euros par mois.

- Indemnité de travail intensif de nuit et majoration qui s'éleve pour l'indemnité horaire a 0.17 euros, ajouté 0.90 euros par heure pour travail intensif effectué entre 21 h et 6 h (voir pour plus d'information le sujet suivant
http://viehopital.over-blog.com/article-14199859.html).

- Indemnité forfaitaire dimanches et fêtes s'élève à 44.89 euros et est revalorisé dans les mêmes proportions que la valeur annuelle du traitement indiciaire des fonctionnaires de l'Etat afférent à l'indice 100 majoré.

- Indemnité pour les personnes effectuant les toilettes mortuaires ou les mises en bière qui est égale à 0.67 euros par prestation.

- Prime spéciale d'installation que l'on touche une fois dans la vie d'un fonctionnaire. Cette indemnisation s'applique lors de l'affectation de l'agent en région Ile-De-France ou dans l'agglomération liloise. Son taux est égal à la somme du traitement brut et de l'indemnité de résidence à l'indice brut 500.

- Indemnité de chaussure et de vêtement qui s'élève à 32.74 euros par an.


Enfin une prime qui est pour beaucoup importante car elle pourrait correspondre à un 13ème mois, la prime de service qui est ettribuée à titre individuelle en fonction de la charge de travail. La réglementation prévoit des situations ne donnant pas lieu à abattement (congé annuel, accident ou maladie imputables au service, congé de maternité ou d’adoption). Par conséquent, les retenues au titre d’autorisations d’absence sont juridiquement fondées.

Toutefois après un examen cas par cas, les établissements peuvent ne pas procèder aux retenues de l/140ème pour des absences d’une journée, lorsqu’elles sont spécialement autorisées et justifiées, et qu’elles relèvent des cas prévus par la circulaire n° 188 DH/8D du 17 juin 1987 (mariage de l’agent ; naissance d’un enfant ; décès ou maladie très grave du conjoint, des père, mère et enfants ; mariage d’un enfant ; décès d’un parent ou allié au deuxième degré).
Il convient de rappeler que la prime de service n’est pas un supplément de traitement mais un avantage pécuniaire lié au rendement et à l’appréciation de la manière de servir. L’arrêté du 24 mars 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service aux personnels de certains établissements d’hospitalisation, prévoit que, pour tenir compte des sujétions journalières réelles, toute journée d’absence entraîne un abattement d’un cent quarantième du montant de la prime individuelle, à l’exception des absences dues à un déplacement dans l’intérêt du service et à l’attribution de trois congés (annuel, pour accident du travail ou maladie professionnelle, maternité). Le congé de formation professionnelle ne figure pas parmi ceux qui exonèrent les administrations hospitalières d’opérer une retenue sur la prime de service et l’établissement est fondé à opérer une réduction de la prime de service.

L’arrêté du 24 mai 1967 modifiant les conditions d’attribution des primes de service dispose que celles-ci sont applicables aux seuls personnels titulaires et stagiaires (art 1er) ; ces dispositions ont été confirmées par une lettre interministérielle - Direction du budget, Direction des hôpitaux - en date du 25 juin 1999. Par conséquent, les contractuels ne peuvent prétendre à cette prime.

Est-on bien payé ? Le gouvernement et sa meute de loup nous entendent ils ? Ils ont bien d'autres préoccupations qui ne concernent pas la majorité des travailleurs.


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Publié dans Droits et devoirs

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bestana 24/07/2009 01:23

encore un qui n'y connait rien, c'est archi faux. Arrête de jalouser.

Toff 22/07/2009 14:17

Bonjour,
Je lis : A notre traitement de base s'ajoute des émoluments (prime ou indemnité) qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la retraite.

Ce qui est faux. Depuis le 2005, la RAFP pour retraite additionnel de la FP existe.
Elle a pour but justement de faire cotiser l'agent sur tout ce qui n'est pas soumis à CNR dans la limite de 20% du Traitement de base.
Pour ma part je suis contractuel de la FPH. Sans aucun avenir un jour d'être titulaire. Je pense qu'au lieu de vous regarder le nombril, vous feriez mieux de regarder un peu autour de vous.
Je vous rappelle simplement qq éléments : vous avez certainement des collègues contractuels, et bien exit les prismes de services, de début de carrière d'installation de NBI....
Et je vous rappelle un autre point qui me choque profondément.
Regarder votre BS, y voyez des cotisations ouvrières de sécurité sociale? Vous savez, celles qui valent 6.65% sur les BS des contractuels et des employés du privé, vous savez celles qui permettent à la SS de vivre. Non ne cherchez plus, depuis 1998 et l'apparition de la CSG CRDS (qui touche l'ensemble des revenus) vous en êtes exonérés...
Oui parfaitement, vous êtes, comme tous les titulaires des 3 fonctions publiques, exonérer de cotisations ouvrières de SS.
Alors voila, je vais très certainement me faire lapider, mais je trouve cela choquant.
Cdlt.

Jean-Baptiste 24/03/2008 01:30

Finit les salaires decents. Il faut absolument créer un mouvement national pour un salaire decent. Comme il a commencé à se proliférer aux USA. On se tire dans les pattes, alors que ce n'est pas celui qui touche 200 euros de plus que nous qui doit être jalousé, mais celui qui profite de nos mains et têtes, de notre santé. Celui qui mange sur notre tête.

Sophie 19/03/2008 13:31

Je suis tout à fait d'accord avec toi.. Notre profession doit évoluer dans le sens d'une science infirmière à part entière.. mais la route reste longue.. Nous avons déjà de nombreuses compétences techniques non reconnues (et je ne parle pas d'une prise de température..) des compétences relationnelles niées, des compétences organisationnelles et j'en passe..

je profite de mon passage ici pour vous informer d'une mobilisation infirmière ce 29 mars lancée par le collectif soignant du CHICAS (Centre hospitalier Gap/Sisteron) probablement relayé sur Grenoble..

Pour en savoir plus vous pouvez vous rendre ici: http://www.infirmiers.com/frm/ftopic72923.php ou sur mon site web

alain 18/03/2008 03:23

Pour arranger notre avenir, il faut de toute urgnece que notre formation se fasse en fac en 1ère année (ça évitera de passer 3h00 de TP sur le thermomètre, la prise de TA et/ou la réfection de lit. Il faut à tout prix élever le niveau en basculant sur un cursus universitaire et ensuite envisager des stages de 6 semaines avec des objectifs de pratiques, de techniques de soins modernes et innovantes. Accélérer et densifier les objectifs de stage permettrait de ne pas perdre son temps à prendre 150 fois la tension en 4 semaines de stage ,refaire 50 lits, faire 20 diagnostics infirmiers stériles et inefficaces. Le cursus universitaire infirmier aurait aussi l'avantage de ramener l'étudiant infirmier au coeur de la recherche, de l'innovation, de l'art et des cultures plutôt que de le laisser "clôtré" dans les enceintes hospitalières. Un infirmier doit devenir un technicien hautement qualifié du soins, et doit avoir une maîtrise parfaite de son environnement qu'il soit en gériatrie ou dans des secteurs de soins de haute technologie. Notre profession a besoin d'acquérir le respect de la fonction et ce n'est pas Virginia ( et ses 14 besoins fondamentaux) qui nous y aidera.