la santé et hôpital en danger. Les raisons.

Publié le par patdinina972

Je me répète la santé et l'hôpital public sont en danger. Les franchises médicales, les restrictions budgétaires pour les hôpitaux publics, le droit à l'accès aux soins de qualité pour tous baffoué. Toutes les réformes ont decomposé notre système de santé, ajoutant "un peu plus de privé".
A chaque fois les solutions apportées n'ont pas obtenu gain de cause : réduire la couverture maladie, rationner les soins et les dépenses, exonérer les charges sur des couvertures complémentaires,.... Tout ceci ne fait g'aggraver les problèmes déjà existant : déséquilibre des comptes, anarchie des dépassement d'honoraires, hôpitaux en cessation de paiement....
Malgré cela, Sarkosy nous a rappellé lors de sa venue à Bordeaux ( voir article http://viehopital.over-blog.com/article-13271368.html 
) "il faut changer notre organisation sociale, c'est un nouveau contrat social profondément différent que nous devons élaborer ensemble"..."l'assurance maladie n'a pas vocation à tout prendre en charge". Ceci sous entend la bienvenue aux assurances privées et aux investisseurs privés. Et selon lui, dans le but d'obtenir "un juste équilibre entre responsabilité et solidarité".
Il est temps de ne pas laisser entre de mauvaises mains notre potection sociiale et l'hôpital public qui est le socle de cette dernière.
La Fédération Hospitalière de France a publié un document intitulé "l'hôpital public, un atout pour la France" qui détruit les idées reçues. Bien entendu, ce document est passé sous silence. Revue.


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Extrait d'un article du Patriote de Julien Camy


A l’occasion du débat budgétaire de cet automne 2007 sur le projet de loi de finances de la protection sociale pour 2008, la FHF a publié un document intitulé « L’HOPITAL PUBLIC,UN ATOUT POUR LA FRANCE » riche d’informations qui contrebattent nombre d’idées reçues.

Les dépenses des hôpitaux dérivent… FAUX !

La FHF souligne « qu’en 20 ans la part relative des dépenses d’assurance maladie consacrées à l’hôpital public est passée de 41% à 34% des dépenses globales…Les dépenses de la médecine de ville ont, en 20 ans, progressé beaucoup plus vite que celles de l’hospitalisation ».
La FHF déplore par contre "l’absence de régulation du prix des médicaments innovants sous monopole" constatant que les dépenses des hôpitaux en médicamentscoûteux augmentent de plus de 20% chaque
année. 

Choisir les cliniques c’est améliorer les comptes de la sécurité sociale …FAUX !

La FNH note que « Depuis 2002 la véritable dérive des dépenses se situe davantage du coté des cliniques privées que du coté des hôpitaux, qui globalement tiennent leurs objectifs comme le constate le dernier rapport de la Cour des comptes »
« Contrairement à ce qui est fréquemment avancé par le secteur privé commercial, l’hôpital ne coûte pas plus cher à la sécurité sociale que les cliniques ». « Ainsi l’endoscopie digestive, majoritairement pratiquée dans le privé, peut être facturée 24% plus cher par les cliniques commerciales (Tarif tout compris du public : 246.63€ / tarif tout compris du privé : 306.2€, soit près de 60€ d’écart). Ce surcoût par rapport au secteur public s’élève sur ce seul poste à 9.5 millions d’euros supplémentaires pour l’Assurance Maladie. »


 Les cliniques représentent 50% de l’activité hospitalière… FAUX
« Seulement 26% des entrées en hospitalisations totale sont effectuées par les cliniques privées. Les cliniques privées ne représentent que 19% des lits d’hospitalisation.»
 

On attend un temps fou aux urgences de l’hôpital : ils ne savent pas s’organiser
dans le service public ! … FAUX !
Près de 20 millions de français recourent chaque année aux services d’urgence hospitaliers  et cette fréquentation augmente de 5% par an. Pour la FNH « Les délais d’attente aux urgences sont plus un symptôme des dysfonctionnements du système de santé qu’une incapacité du service public à s’organiser, même si des progrès sont toujours possibles. En effet, la non-régulation des installations de médecins, la défaillance de la permanence des soins libérale, la fermeture des cabinets de médecins généralistes et spécialistes en soirée et le week-end sont de facteurs qui contribuent à la surcharge des services d’urgence hospitaliers. »

Le service public hospitalier:
l’excellence des soins… pour tous
La FNH rappelle « l’exigence de répondre de manière optimale à toutes les détresses… tout au long de la vie… de tous les citoyens…tout au long de l’année… sur tous les territoires.» Elle donne quelques exemples ( extraits) :

-Evénements lourds et graves :

-Cancérologie :

75 % des séjours et séances oncologiques sont assurées par le secteur public et parapublic sur tout le territoire et pour toutes les prises en charge (hospitalisation complète, incomplète et séances).

-Maladies rares :

100% des 132 centres de référence sur les maladies rares (labellisés par le Ministère de la santé) se trouvent dans des hôpitaux publics. A la différence des cliniques privées qui peuvent choisir leurs activités, l’hôpital doit répondre présent dans tous les cas… même les plus compliqués.

Les 50 groupes de pathologies les moins lourds (amygdalectomies, extractions dentaires, ligatures des veines, libération du canal carpien, etc.) sont pris en charge à 70% par les cliniques commerciales tandis que les 50 pathologies les plus lourdes (transplantations, traumatismes multiples graves, interventions cardio-thoraciques, leucémies aigües) sont pris en charge à 71% par l’hôpital public voire même à 100% pour les 6 les plus lourdes.
Au sein d’un même groupe de pathologies et donc d’un même tarif, l’hôpital assume les pathologies les plus lourdes et donc les moins rémunératrices.

L’hôpital accueille tout le monde…même les plus fragiles

-Les plus jeunes :

En chirurgie, plus de 90 % des enfants de moins d’un an sont pris en charge à l’hôpital public.
En médecine, plus de 90 % des enfants de moins de 15 ans sont pris en charge à l’hôpital public.

-Les plus âgés :

En chirurgie, près de 55% des plus de 85 ans sont pris en charge à l’hôpital.
En médecine, plus de 80 % des plus de 75ans sont pris en charge à l’hôpital.

-Les plus démunis :

L’hôpital prend en charge la majorité des patients en situation de précarité. Plusieurs études ont montré que les patients en situation précaires présentent des pathologies plus lourdes et ont des durées moyennes de séjours supérieures à celle de la moyenne des patients.(…)Ainsi 10 % des séjours d’un établissement public sont 30% plus coûteux pourdes raisons uniquement sociales et non médicales.

Enfin dans ce mémorandum, la FNH apporte des éléments de connaissance importants sur le rôle de l’hopital en matière de recherche, d’innovation, de formation, et notamment de formation des professionnels de santé….même futurs libéraux. On va d’ailleurs en 2008 fêter les 50 ans des CHU. Elle aborde également l’impact économique et social de l’activité des hôpitaux publics, en emploi comme en investissements. La FNH souligne « Ce sont ces caractéristiques de service public qui distinguent l’intérêt à agir de l’hôpital public de celui – différent – du secteur de l’hospitalisation privée commerciale qui suppose la réalisation d’un profit et la recherche de la meilleure rémunération possible de l’actionnaire et rendent chimérique toute velléité de comparaison de deux
secteurs en grande partie incomparables. »
Considérant que le service public est menacé « par la conjonction de difficultés budgétaires d’une ampleur inégalée », la FNH constate que « L’hôpital public souffre depuis quelques années d’une insuffisance chronique de financement ». Ainsi pour 2008 « alors que la FHF a estimé que les dépenses hospitalières augmenteront mécaniquement de +4% , la décision de fixer un ONDAM à +3,2% ne pourra que reconduire à nouveau les établissements dans une situation de déficit.
»
Ces constats qu’il est bon de faire connaître n’enlèvent évidement rien des désaccords d’analyses qui peuvent ensuite exister sur les solutions et les réformes actuellement mises en oeuvre. Ainsi la FNH cautionne la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) même si elle en conteste les modalités d’application ce qui évidement l’oppose à de nombreux représentants syndicaux des personnels hospitaliers.

6 500 lits en réanimation dans le service public contre 800 lits pour les cliniques privées. Le service public assume en conséquence 90% des situations les plus sévères.

Publié dans Politique de santé

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rigobert 17/12/2007 04:05

Malgré les nouvelles donnes mondiales, et la précarisation des contrats JOYEUX NOËL !!!

marcel 15/12/2007 03:28

Tout est caché, c'est pour mieux faire passer des réformes impopulaires. Aux urgences, j'y suis allé pour ma mère qui s'est fracturé le fémur, j'ai patienté 4 heures pour enfin me dire qu'elle sera transferée dans une clinique.
C'est très long, mais je constate une chose, au bout de la chaîne, les cliniques récupèrent toujours un petit bonus.

fred952008 15/12/2007 00:12

coucou mon ami
je suis tout a fais d'accord avec toi et les politique se foute de notre tromche depuis des années je suis fonctionnaire moi aussi mais dans l'Education c'est la meme choses on réduit et voila
Continue il faut dire ce qui ce passe.
peace et +5 pour toi mon ami

Sophie 14/12/2007 22:08

Merci pour ton article!!

stef 14/12/2007 21:50

Oui il y a des restrictions budgétaires dans les serevices publics et particuliérement dans les hopitaux publics. J'ai eu la desagréable expérience la semaine derniére de devoir passer presque 5 heures pour faire une radio du pouce de ma fille de 3 ans et demie au urgences hospitalières de ma ville non pas parce que le service était mal organisé mais plutôt parce que juste une infirmiére canalisait le flux des urgences prioritaires à la visite du seul médecin présent à ce moment pour voir les patients.
Il est évident que les hopitaux manquent de moyens.Il me semble qaue cette situation doit être dénoncée.
Bonne continuation
A+ Stef