Le ras-de-bol s'installe

Publié le par patdinina972

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Les choix politiques du gouvernement ne vont pas améliorer nos conditions de travail, ni même nos rémunérations. Pour preuve, durant le mois de juillet dernier, lors de la commission, les parlementaires ont refusé la reconnaissance de notre formation initiale à un niveau licence, c'est à dire bac+3, pourtant une promesse émise lors de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Notre profession semble se "smicardiser". Une infirmière débute avec un salaire de 1450 euros sans les primes, alors que le SMIC mensuel est de 1280,07. Pratiquement 150 euros de différence, alors que nous faisons 3 années et 4 mois de formation initiale après le baccalauréat.

400 000 infirmières dans la fonction publique en général qu'il faudra bien passer un jour de la catégorie B à la catégorie A. Certes cela coûtera cher, mais il devient urgent de le faire.
Sans perspective, sans moyens, avec des conditions de travail difficiles, la profession n'est plus attractive, et nous assistons à une hémorragie.

Pourtant, nous entendons souvent : "Vous faites un très beau métier, mais très difficile" Il ne reste que le mythe de la profession, car la réalité sur le terrain est tout autre.


Deux pétitions circulent sur la toile :

 - L'une concerne les professionnels de santé, c'est à dire les infirmiers, les cadres de santé, les infirmiers spécialisés, pour donner un nouveau souffle à un mouvement qui manque d'envergure du fait de nos limites de contestation. Le but est de prendre l'exemple des infirmières finlandaises ( voir article http://viehopital.over-blog.com/article-13929081.html, elles ont obtenu 28 % d'augmentation ).

- L'autre pétition est réservée aux usagers pour soutenir notre mouvement et permettre ainsi la sauvegarde de notre système de santé.

Les pétitions peuvent être signées en cliquant sur l'un des liens disponibles en bas de page de mon blog.

Publié dans Politique de santé

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roland 29/11/2007 13:58

c'est une demarche fantastique. Il est des fois démoralisant d'en arriver là pour être entendu.
courage

clementine 29/11/2007 00:21

bonjour,
belle vocation ? le mot à ne pas employer n'est-ce pas ?
bon courage.
clémentine S.

patdinina972 29/11/2007 01:07

Une vocation me paraît nécessaire pourexercer ce métier! Mais là chuuuttttttttttttttt

jean-luc 28/11/2007 12:08

j'ai écouter sur france inter la chronique parlant de ton blog. En lisant tes billets je suis stupéfait des conditions de travail des soignants mais aussi de la paupérisation de notre systeme de santé.
C'est vrai qu'il faut garder absolument notre systeme de santé avec des soignants motivés. J'en ai appris beaucoup
merci et bon courage

richard 28/11/2007 01:04

je pense que c'est la seule forme de force permettent de nous faire entendre.
Nous travaillons dans des secteurs ou le service minimun coupe nos actions, et s'il y a lieu, elle st inefficaces.
je travaille a la police nationale et on se trouve dans la même situation.
Mais demissionner dans notre cas me parait bien difficile a mettre en place !

christine MARCHANT 27/11/2007 22:13

"Mais cela sert il à quelque chose?
En plus, la france n'est pas la finlande. C'est quelque chose de nouveau la demission collective et risquée !"
La France n'est pas non plus l'Europe, pourtant au quotidien on nous GAVE des décisions de Bruxelles!
La France compte des infirmières qui, comme dans les autres pays européens, sont sous rémunérées, non reconnues, et jamais entendues!
Si nous ne faisons rien nous n'aurons rien!
Un collègue belge, veut aussi faire émerger ce mouvement dans son pays, et imagine de l'étendre au niveau européen, car les problèmes sont identiques!Il faut être une force de contre pouvoir, et l'union fait la force!
L'état ne pourra se passer de ses infirmières, même de 5 ou 10% d'entre elles, ne serait-ce que 8 jours!

Prudence