Réflexion réussie

Publié le par patdinina972

Assis autour d'une table dans la salle de repos, je consulte les tracs envoyés par les différentes structures syndicales. Pas facile de s'y retrouver. Toujours les mêmes revendications. Mais rien ne change. Est ce que je fais quelque chose d'utile pour faire avancer les choses. Il est facile de critiquer, mais dans l'action, souvent on ne m'entend pas! Cela doit changer, me dis-je. Il faudrait que je fasse un choix entre ces syndicats...Pas le temps de continuer ma réflexion, ma collègue, aide-soignante, entre avec précipitation.

- Urgence dans chambre 16 b. Son voisin a sonné car il gemit. J'ai pris sa température, il a 39°7.
- On y va.

Petit rappel, ce patient que j'appellerai X est entré dans notre service pour altération de l'état général avec des crises convulsives. Il est allité et parle très peu. Sans famille, sans amis, c'est un desoeuvré.

Il est effectivement en hyperthermie, avec une tension artérielle très élevée. Une oxygénation très basse, avec des râclements lors de l'inspiration. Comme à l'accoutumée, je profite de le perfuser en tâchant de remplir certains tubes de prélèvement. En attendant, ma collègue essait d'avoir un médecin de garde du service afin de connaitre les directives à suivre . Mais en vain, il ne repond pas. Elle lui laisse un message. 
Nous nous activons. Nousaspiration-gastrique3.gif cherchons un appareil à aspiration afin de le monter pour désencombrer monsieur X. Nous n'avons rien trouvé. Pas de matériel à aspiration. Il en existe que deux dans le service. Et trois sont déjà utilisés, un ayant été emprunté dans un service voisin. Je me precipite sur mon téléphone et j'appelle des collègues pour savoir s'ils en ont un. Mais là aussi, pas de réponse positive. Alors, comme toujours, le choix ultime est de le récupérer  sur l'un des trois patients ayant le moins de souffrance respiratoire. C'est une nouvelle façon de soigner, on déshabille Paul pour habiller Pierre.

Au bout de 20 minutes, le patient semble se stabiliser, avec une hémodynamique correct. Pendant toute cette période, le médecin n'a pas rappelé. Nous nous sentons vraiment seul la nuit. Mais, je devrai ajouter que l'on joue avec la santé des patients. A force, je m'y fais. 

Après un moment de repos, le patient X commence à faire une crise convulsive. On s'emploi à le maintenir pendant sa crise, tout en lui injectant en urgence une ampoule de rivotril dans les fesses.
Dix minutes plus tard, il se calme. Est il sauvé? je l'espère. Il est 4 h 30, le médecin de garde appelle. Il arrive dans le service dans les cinq minutes....
5 h 00, la nuit se calme, mais nous devons faire notre travail du matin. Il n' y a décidemment pas de répit. Il faut faire la dizaine de prélèvement, ajouté à cela les différents changes.
 Mess conditions de travail ne me plaisent pas. Il faut que je me syndique.........

Publié dans Ma vie à l'hôpital

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ptitrat 26/10/2007 16:03

C'est clair !!les conditions de travail ne sont pas optimum !moi , je suis IDE depuis 13 ans et c'est vrai que rien ne s'arrange !! moi aussi je suis de nuit dc je te comprends un peu ! ne perds pas courage ! moi , mon metier reste ,malgres tout , une passion !

Lucien 22/10/2007 19:39

Il vous manque le beaba!!!!!

Ludivine 22/10/2007 13:25

Je suis infirmière dans un service de dermatologie, et nous manquons énormément de matériel. Des fois, il nous manque des gants jetables. Comment faire pour travailler dans de bonnes conditions?
Pas mal ton blog! Continue

0o--t0xiik--f4shii0n--o0 21/10/2007 14:10

salut toi!
tu peux gagner plein de liens sur mon blog' si tu m'aide dans mes objectif de mes articles!
et de plus tous les com sont rendus! et tout sa sans arnaque!
donc viens m'aider stp
+5 pour toi au passage ^^
bisous