La santé : des réformes de fond

Publié le par patdinina972

Le premier bud113.jpgget de la sécu sous l'ère sarkozy, fixe comme objectif une réduction du déficit à 8,9 milliards d'euros l'an prochain contre 12 milliards d'euros cette année. Quelles sont les solutions : des hausses des tarifs des soins et des franchises!
La franchise médicale est une mesure impopulaire contre laquelle des associations de malades appellent à manifester le samedi 13 octobre à Paris. Ces franchises ne sont pas à la hauteur. Comme toutes les mesures concernées. 
Petit rappel : 
- depuis 2003 il y eut plusieurs vagues de déremboursement de médicaments
- depuis janvier 2005 un euro est retenu sur chaque consultation et acte médical pour les personnes agées de plus de 18 ans
- depuis juillet 2005, sans médecin traitant, le remboursement de chaque consultation est ramené à 60% au lieu de 70%, de plus la consultation des généralistes passe à 22 euros soit une augmentation de 4,5 euros par rapport à 2002
- depuis septembre 2006, il y a un forfait de 18 euros pour tout acte supérieur à 91 euros
- et depuis janvier 2007, le forfait par jour pour les frais d'hébergement supérieur à 24 heures passe à 16 euros, soit une augmentation de 5,3 euros depuis 2003.

A partir de 2008, 50 centimes par boîte de médicaments seront payables par les assurés sociaux, de plus 50 centimes par acte paramédical seront payés par les assurés ainsi que 2 euros par transport en ambulance.
Toutes ces franchises médicales ne vont permettre d'economiser que 800 millions d'euros. C'est loin des milliards de deficit. 
Avec ce type de financement, on peut avancer que ce ne sont plus les bien-portants qui sont solidaires des patient, ce sont les malades qui paient pour les malades.

En conclusion, ces franchises ne s'attaquent pas aux vrais problèmes, au contraire cela nuit encore une fois à l'égalité face aux soins et à la qualité des soins qui se dégrade.

Publié dans Politique de santé

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Jean-Yves 13/10/2007 23:56

Les gens n'ont qu'a cotiser que pour eux-même voilà tout.
Ceux qui font n'importe quoi de leur santé se responsabiliseront plus vite quand ils devront eux-même payer la note. Et ce sera un bien pour eux. Ainsi le fumeur qui en aura marre de payer des centaines d'euros par ans pour ses angines a répétition s'arrêtera sans doute avant d'avoir le cancer.

Et ceux qui ont une bonne hygiène de vie n'auront pas à supporter les vices des autres.

On peut conserver un minimum pour les accidents et autres maladies dont la survenue n'est pas prévisible.

Et il va sans dire que si les français continuent à cotiser pour toute la planète, alors forcément nous serons bientôt taxer à 100% de nos revenus.

De toute façon la France est en ruine. On nous ment sur tout

Isabelle 13/10/2007 23:54

Le déficit de la sécurité est un faux problème, si l'on tient compte des 20 milliards de réduction de charges accordées aux entreprises. Malgré ces fabulueux cadeaux, les salaires en contrepartie sont à la baisse.
Un salarié au SMIC coupe peu de charges patronales avec la loi Fillon. C'est à présent le salarié qui en paie plus que son patron. Eh oui ! ne nous voilons pas la face, là aussi la démagogie et l'hypocrisie sont de rigueur et il faudrait encore se serrer la ceinture qui est déjà au dernier cran.
Tandis que l'on accorde des augmentations d'honoraires
aux médecins (pôvres médecins dont le revenu moyen est de l'ordre de 6000 euros/mois et qui ne prennent même plus la peine en ville d'effectuer des visites chez le patient et je ne vous parle pas des week-ends si vous avez le malheur d'avoir besoin de leurs services), que les dépassements d'honoraires flambent toutes spécialités confondues à la charge du patient bien sûr sauf pour ceux qui ont le privilège de s'offrir une mutuelle équivalente à la carte Gold, que les boites de médicaments finissent à la poubelle pour cause de non utilisation (30 comprimiés pour 15 à utiliser) là l'on n'ose évidemment pas s'attaquer aux lobbies des laboratoires pharmaceutiques, que les retraités pour un oui ou pour un non se rendent chez leur médecin complice pour cause de rendement (souvent pour discuter plus que pour se plaindre d'un mal, sauf vrais malades).
Il n'est pas étonnant que les services d'urgence soient encombrés car beaucoup de gens ne sont plus en mesure d'assumer le coût de certains soins.
L'on rembourse les cures mais porter des lunettes est toujours un luxe à moins de se contenter des montures écaille plastique et verres à la limite de l'arcopal, et encore.
Il fait de moins en moins bon d'être malade dans notre pays mais où vont réellement les recettes ? et quel est en échange le devoir d'un patron contre une réduction de charges ? Une embauche ? Ben voyons, un patron n'embauche jamais pour faire plaisir mais par besoin et les salariés travaillent de plus en plus à flux tendu pour un salaire de misère.
Ce n'est pas être révolutionnaire que de parler des choses qui fâchent mais qui sont une réalité au quotidien.
Allons coupons la poire en deux en n'accordant que 10 millards de réductions au patronat et le déficit de la Sécu sera comblé.
Si pour une fois l'effort n'était pas demandé à ceux à qui l'on fait porter tout le poids de ces cadeaux, mais sur cette élite qui n'en finit de nous gruger et d'oser crier ensuite "ô misère, ô rage, ô désespoir, ô peuple ennemi !"

stephane 29/09/2007 15:05

il faut tout simplement choir un type de société; il ne faut pas faire semblant! Soit on prend le modèle anglo saxon ou 'lon garde notre modèle sans l'efilocher.
Depuis une dizaine d'année, on donne au riche en prenant aux classe moyenne.
Tout le monde le sait, et personne ne dit rien. Quelle soumission!!!!

christine MARCHANT 29/09/2007 08:58

ce qui devient très parlant quant à l'inadaptation de ces mesures pour réduire le trou de la sécu c'est le rapport de la cour des comptes sur la sécu.
Les précédentes mises en place telle que l'accord de l'augmentation du tarif des consultations médicales en contrepartie d'une maitrise des prescriptions montre que rien n'a été évalué. La baisse montrée du cout des prescriptions a été faussée par l'utilisation des génériques (moins chers) mais en volume rien n'a changé.
Ce que l'on prend dans la main de tous est donné dans celle de quelques uns.
Les stock options non soumis à cotisation,
le régime général qui continue à abonder généreusement le régime agricole sans que des évaluations aient été menées pour voir si la capacité participation des exploitants agricoles n'était pas sous estimée.
Les labos qui augmentent les prix de vente des médicaments dont le taux de remboursement diminue!!!

Je pense que 2 points doivent être pris en compte en priorité :
- Qui cotise à quoi, à quelle hauteur, et qu'est-ce qui justifie certaines exonérations
- Le contrôle des prescriptions médicales de tous ordres

Cessons de montrer du doigt les consommateurs de soins. Ce sont les prescriptions qui doivent être maitrisées et contrôlées

patdinina972 11/10/2007 00:34

Il est vrai que les prescriptions doivent être maîtrisées et contrôlées, mais il me paraît important de se poser une question simple : quelle société voulons nous? Une société qui partage ses richesses, ou une autre qui véhicule l'individualisme. Aujourd'hui, c'est cette société individualiste qui prend encore plus d'essor. La preuve, les cadeaux fiscaux de cette été donnés aux plus aisés.Cette argent ne pourrait il pas servir aux comblement du déficit des compte de la sécurité sociale?Réfléchissons à ce que nous voulons.

laurent 27/09/2007 01:45

on court a la cata!! qu'attendond nous pour nous souder contre ses mesures impopulaires